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Photo : L’eau et les rêves – Berlinval

4 avril 2017 Commentaires (3) Vues: 386 Article

A propos de Castro

La fin de l’année 2016 voyait s’éteindre Fidel Castro, l’une des rares grandes figures historiques du siècle dernier qui fût encore (plus ou moins) en activité. A la tête du gouvernement cubain depuis 1959, Fidel en aura vu passé des vertes et des pas mûres. Beaucoup de choses ont été dites à son propos après son décès surprise (le pauvre n’avait que 90 ans) dans nos chers médias français. Castro divise (et c’est rien de le dire) en parts inégales le paysage médiatique et intellectuel français tant et si bien que le rayonnement de cette division est encore sensible plusieurs mois après sa mort. Il y a peu encore, le chroniqueur radio Guillaume Meurice reprochait à Jean-Luc Mélenchon le fait d’avoir rendu hommage au leader/dictateur cubain sans plus de précisions que cela sur cette prise de position.

De manière générale, l’image de cette figure politique (sans doute trop proche historiquement pour qu’elle soit claire) nous paraît déformée et ce pour plusieurs raisons. La première, c’est que Castro est le dirigeant symbolique d’une lutte oubliée, stigmatisée ou galvanisée mais rarement rappelée pour ce qu’elle fut vraiment (car très complexe, ne serait-ce que sur le plan symbolique justement) : celle du socialisme révolutionnaire face au capitalisme libéral (pléonasme) de la guerre froide. Qui plus est, à une époque où la démocratie représentative a pris une tournure des plus malignes, un dictateur militaire fait tâche et va à l’encontre de toute croyance actuelle de ce que doivent être la démocratie et la liberté. Sur cette échelle bienséante et légèrement nombriliste, même l’oligarque Poutine apparaît comme un président élu plus légitime.

La seconde raison de cette déformation historique, c’est l’enjeu politique porté par Castro et les conséquences de sa révolution. Elles sont multiples et là encore complexes. En effet, comment mettre dans le même sac les interprétations de ces conséquences faites par des médias détenus majoritairement par des milliardaires dans un pays néolibéral tel que la France, celles des réfugiés cubains de Miami, celle d’un peuple oppressé depuis des décennies par une surveillance agressive et un embargo commercial dévastateur, celles des fermiers cubains qui ont bénéficié de la réforme agricole, etc… Castro divise et le fait qu’il se soit imposé à tous accentue cette sensation et permet l’union de forces qui se seraient peut-être opposées dans d’autres situations. Pour tout cela, il m’a semblé important d’essayer de rappeler quelques points à ne pas négliger quand il s’agit de faire le procès de Castro et de ceux qui lui rendent hommage. Tout en gardant à l’esprit que nous marchons là sur des œufs !

Comparer ce qui peut l’être

Pour commencer, il s’agirait pour nous autres occidentaux de remettre les choses à leur place lorsqu’il s’agit d’aborder le cas de Castro. Trop souvent, notre nombrilisme nous fait commettre une erreur d’interprétation primordiale : nous comparons Cuba à nos pays riches et occidentaux. Nous attendons de ce petit pays (66ème mondial sur l’échelle des PIB nominaux) qu’il remplisse des critères auxquels nous avons nous-même du mal à nous soumettre : liberté de la presse (la France est 45ème mondial à titre de comparaison et ne dispose pas des mêmes moyens !), stabilité économique (quelques crises économiques récentes en Europe et aux Etats-Unis sur lesquelles je ne vais pas revenir), système politique démocratique et représentatif (pour rappel, Donald Trump a été élu en dépit du fait qu’il ait obtenu quelques millions (excusez du peu) d’électeurs de moins que sa concurrente, le tout avec une abstention de 45,8% !), répression à l’encontre des opposants politiques (Guantánamo c’est bien à Cuba non ?), etc… Certes, il faut bien reconnaître que ce sont là des points avérés, non négligeables de l’équation castriste. Cependant, c’est oublier de chercher à comprendre les causes (sans pour autant les excuser bien évidemment) de certains de ces aspects. C’est également oublier de les situer mais aussi de regarder ce qui se trouve de l’autre côté de la balance. Bref, c’est faire preuve de peu de rigueur et d’équité intellectuelle, voire de mauvaise foi totale.

Pour commencer, il faudrait comparer Cuba avec ce qui peut l’être donc : ses pays limitrophes. Là, le constat est tout autre. Cuba fait figure de bon élève dans une région qui a été proprement ravagée par les circonstances (sismiques notamment) mais aussi et surtout par l’ingérence américaine. Haïti, la République Dominicaine ou même la Jamaïque sont loin de s’en sortir aussi bien que leur voisin cubain sur le plan économique, de la santé, de l’éducation, de la corruption, de l’écologie et j’en passe… Et ce, malgré un embargo économique qui bloque Cuba depuis les années 60 et qui se fait bien sentir depuis la chute de l’Union Soviétique. Ce que cette situation fait ressortir, c’est que le modèle idéologique et politique cubain parvient à première vue (mais nous allons rentrer un peu plus dans le détail) à maintenir le pays et la population dans un semblant de dignité ce qui n’est pas toujours le cas des nations esclaves du modèle libéral nord-américain.

Le contexte historique

Ensuite, de manière très simple (mais pourtant bien trop souvent oubliée ou évitée), il s’agit de replacer Castro et son île dans leur contexte historique. Là encore, beaucoup de dérives et pourtant nombre d’éléments qui expliquent pourquoi Castro est arrivé au pouvoir, comment il l’a gardé ou encore le caractère répressif de son régime. Il ne s’agit toujours pas d’excuser les dérives du leader cubain mais plutôt d’en comprendre les motivations. Car il est trop simple d’évoquer les répressions idéologiques et politiques cubaines sans expliquer qu’elles sont une réaction à des violences infligées par un ennemi de toujours : les Etats-Unis (ceux-là même qui profèrent et diffusent ces critiques simplistes soit dit en passant mais nous allons y revenir là encore, sois patient petit coquin).

A-propos-de-CastroTout d’abord l’arrivée de Castro au pouvoir. Il faut savoir que Fidel a pris le pouvoir de force, avec pour compagnons d’armes son frère Raoul, un logo de t-shirt célèbre (Che Guevara) et d’autres moins connus qui sont parvenus à mener à bien la révolution cubaine. La raison de cette révolte : un dictateur militaire nommé Fulgencio Batista, mis et maintenu au pouvoir par les Etats-Unis. Batista renverse un premier gouvernement cubain en 1934 (avec l’aide du pays voisin donc) tandis que ce dernier s’apprête à mettre en place un nombre de réformes déplaisantes et allant à l’encontre des intérêts américains : réduction du temps de travail, droit de vote des femmes, nationalisation des intérêts économiques étrangers. Des mesures outrageantes qui justifient donc qu’une junte militaire appuyée par une grande puissance voisine s’empare du pouvoir. Batista reste cependant en retrait pendant quelques années, quitte même le pouvoir avant de revenir en 1952. Là, il fomente un coup d’état, s’empare du pouvoir (quintuple son salaire au passage), rétablit la peine de mort et s’assoit sur la constitution du pays. Son nouveau gouvernement est là encore approuvé par les Etats-Unis (“USA approved”) mais pas par le peuple cubain. Fidel Castro, alors avocat, fait son apparition. Dès 1953, il tente de s’emparer d’une caserne mais son coup échoue. Il évite la peine capitale mais finit en prison où sa popularité grandit (un peu à l’instar d’Hugo Chavez). Sous Batista, Cuba va devenir l’arrière cours de la mafia américaine : casinos, prostitution, hôtel de luxe, blanchiment d’argent et trafic de drogue fleurissent en cette période bénie que la population paie au prix fort. La guerre civile éclate alors, menée par un Castro relâché et ses hommes et verra le vilain Batista fuir chez son allié de toujours, délaissant du même coup un pays en ruine.

L’embargo américain

A partir de là, Castro va mettre en place le programme de la révolution à commencer par une réforme agraire (l’économie du pays est trop largement dépendante de la production et de la vente de canne à sucre ce qui l’a poussé à la monoculture) et des nationalisations. De leur côté, les Etats-Unis, qui avaient déjà instauré au moment de la guerre civile un embargo à l’armement toujours actif, acceptent tout de même de rencontrer Fidel. Le président d’alors, Dwight D. Eiseinhower, ne sera pas présent, préférant aller jouer au golf plutôt que de rencontrer le leader cubain. Il enverra son vice président, Richard Nixon, pour le représenter. Ces derniers décident rapidement que le nouveau gouvernement cubain doit être renversé. Le problème, c’est que Castro bénéficie du soutient populaire et qu’il n’y a plus de vraie opposition politique sur l’île. Cuba ayant besoin de se réarmer, l’embargo et les intentions américaines étant claires, Castro se tourne vers l’URSS qui accepte de lui fournir des armes. La réponse états-unienne est immédiate : une réduction des importations américaine de 700 000 tonnes de canne à sucre cubaine et un refus d’exporter du pétrole aux cubains qui poussent Castro à nationnaliser les raffineries et à se tourner une fois encore vers le nouvel allié soviétique pour un accord commercial. Le divorce est entamé.

S’en suit alors toute une série d’interventions de déstabilisations américaines plus ou moins connues (la Baie des Cochons en tête de liste). Pendant 40 ans, Cuba résiste seule à la 1ère puissance militaire et économique mondiale. Castro fait face à plus de 600 tentatives de meurtre (excusez du peu) et depuis 1960, “les Etats-Unis mènent une guerre économique contre Cuba et lui imposent unilatérallement, malgré l’opposition de plus en plus vive de l’ONU, un embargo commercial dévastateur (accentué dans les années 1990 (…) et de nouveau renforcé par l’administration Bush en mai 2004), qui fait obstacle à son développement et entrave son essor économique. Avec des conséquences tragiques pour la population de l’île”1. Ce qu’on constate ici, c’est que l’action américaine à l’encontre de Cuba est loin de s’être limitée aux années 60 ou même de s’être arrêtée après la chute de l’Union Soviétique.

Propagande et terrorisme idéologique

Les Etats-Unis (“le pays de la liberté” donc…) ont maintenu une pression économique, stratégique et militaire constante sur Cuba mais ils ne se sont pas arrêtés là les bougres ! Ils ont aussi déployé des moyens de propagande importants et ce (là encore) jusqu’à très récemment. Ainsi, “les autorités américaines, par le biais parfois d’officines écran (…) financent à l’étranger des groupes qui diffusent de la propagande hostile à Cuba. Par exemple, selon l’agence presse américaine Associated Press, en 2005 la NED aurait distribué 4,5 millions de dollars à des organisations qui militent en Europe pour un changement de régime à Cuba”2. Mieux encore, le gouvernement américain est même allé jusqu’à financer et fournir une aide matérielle à des groupes para-militaires douteux : “l’Agence américaine pour l’aide internationale (USAID), qui dépend directement du gouvernement des Etats-Unis, a versé, depuis 1996, plus de 65 millions de dollars à des groupes basés principalement en Floride et engagés contre Cuba. En mai 2004, l’administration Bush a créé un fond supplémentaire de 80 millions de dollars destiné à renforcer l’aide à ces mêmes groupes. (…) Une partie de ces sommes sert à subventionner plusieurs organisations terroristes hostiles au régime cubain – Alpha-66 et Omega 7, entre autres. Elles ont leurs bases en Floride où elles possèdent des camps d’entraînement et d’où elles envoient régulièrement des commandos armés commettre des sabotages et des attentats, avec la complicité passive des autorités américaines. Cuba est l’un des pays au monde qui déplore le plus grand nombre de victimes d’attentats (près de 3500 morts et plus de 2000 handicapés à vie) et qui a le plus souffert du terrorisme au cours de ces 40 dernières années”3. Ces interventions (exactions ?) se poursuivent ainsi jusqu’en 2006, année qui a vu Washington financer des groupes de dissidents cubains à hauteur de 62,8 millions de dollars (excusez du peu) au frais du contribuable donc.

Là encore, il ne s’agit toujours pas de justifier la rigidité (c’est un euphémisme) du régime cubain mais bien de ne pas se contenter de juger Cuba en oubliant de passer son ennemi de toujours au crible d’une analyse équivalente. Car en définitive, si l’on s’attarde au comportement de Castro et de son pays sur le thème de l’ingérence et du terrorisme, le constat est tout autre : “pas un seul acte violent n’a été enregistré aux Etats-Unis depuis 48 ans qui ait été commandité par La Havanne”4. Cela dit, la réponse castriste a été interne. Le gouvernement cubain a verrouillé (plus que de raison) toute opposition politique en maintenant un parti unique et Cuba ne fait pas parti des pays les mieux noté en ce qui concerne la liberté de la presse (171ème mondial sur 180 !). La répression castriste est bien réelle (“notamment le recours fréquent à des arrestations de courte durée et le harcèlement persistant de ceux qui osent publier leurs opinions”5). Toutefois, là encore, il est bon de noter que celle-ci n’est pas aussi sanguinaire qu’on voudrait nous le faire croire : “les rapports d’Amnesty International ne signalent cependant à Cuba aucun cas de torture physique, de “disparition”, d’assassinat de journaliste, de meurtre politique ou de manifestation réprimée avec violence par la force publique”6. Ces mêmes rapports notent que ce n’est pas pour autant le cas au Guatemala, Honduras, Salvador, République dominicaine, Mexique ou même Colombie, pour reprendre une logique de comparaison géopolitique plus cohérente…

Cuba en exemple ?

Pour finir, il faudrait aborder les points positifs du régime cubain et ne pas se contenter de répondre à la critique (propagande) libérale classique. Car le but ici serait de parvenir à nous défaire de notre bonne vieille arrogance occidentale afin de pouvoir tirer des enseignements de pays qui, compte tenu des circonstances, s’en sortent plutôt bien et ce sans recourir au libéralisme ! Pire, ces exemples pourraient nous servir également à faire notre autocritique (étape trop souvent négligée quand il s’agit de porter un jugement hâtif sur un petit pays en difficulté ou sur ses leaders autoritaires). Ce que je veux dire, c’est que rien n’est tout noir ou blanc. Les nuances de l’échiquier géopolitique sont subtiles et nous forcent à reconsidérer certaines valeurs morales globalisantes et arbitraires. Là encore, il s’agit bien de garder en tête les dérives de Fidel Castro et de son gouvernement tout en étant capable de ne pas jeter la pierre aux cubains à propos d’éléments sur lesquels ils s’en sortent finalement mieux que les autres (comme vu précédemment) et en acceptant qu’ils peuvent peut-être même nous donner quelques leçons ! si, si…

L’un des premiers enseignements que l’on peut tirer de la situation cubaine, c’est de renoncer au culte de la personnalité. Alors oui, tu vas me prendre pour un fou, puisque Castro est élevé au rang d’idole maléfique par chez nous. Mais sache qu’il n’en est rien à Cuba : “Arthur Schlesinger Jr., historien et conseiller spécial du Président Kennedy, a évoqué la question du culte de la personnalité après un séjour à Cuba en 2001 : “Fidel Castro ne fomente pas le culte de la personnalité. Il est difficile de trouver une affiche ou même une carte poste de Castro à La Havane. L’icône de la Révolution de Fidel, visible partout, est le Che Guevara””7. Au passage, tous les présidents américains ont droit à une bibliothèque à leur nom ce qui est un comble quand on y réfléchit (oui, il existe bien une bibliothèque George W Bush… qui précède donc la future bibliothèque Donald J. Trump… absolument…).

Mais c’est surtout les points forts du bilan castriste qu’il faut retenir et dont il faut s’inspirer. Cuba “a obtenu des résultats remarquables en matière de développement humain : abolition du racisme, émancipation de la femme, éradication de l’analphabétisme, réduction drastique de la mortalité infantile, élévation du niveau culturel général. Dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la recherche médicale et du sport, Cuba a atteint des niveaux que nombre de pays développés lui envieraient”8. Autre point important : l’écologie. Il faut savoir que depuis “plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Elle compte aujourd’hui 400 000 exploitations agricoles urbaines qui produisent 1,5 millions de tonnes de légumes, sans pesticides et sans engrais chimiques. Un effet secondaire de l’embargo états-unien et de l’isolement de Cuba suite à l’effondrement du grand frère soviétique. Mais une success story quand même : cette reconversion spontanée et improvisée génère des emplois, protège l’environnement et améliore la sécurité alimentaire de l’île”9. Résultat : les abeilles cubaines se portent comme un charme et produisent 2 fois plus de miel (bio qui plus est…) que les abeilles françaises ce qui en fait le 4ème plus gros produit d’exportation cubain10. C’est bien sûr un détail, une anecdote qui ne permet pas d’oublier la situation économique difficile de Cuba et de son peuple, ni la fermeté du régime castriste. Simplement, il est bon de remettre les choses en perspective et, à défaut de pouvoir s’appuyer sur les perceptions biaisées des médias occidentaux ou des pro-castristes, de considérer le point de vue des abeilles !

Illustration : J.Bardaman

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Références

  1. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voixFayard, 2007, p.IV
  2. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voixFayard, 2007, p.IV
  3. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voixFayard, 2007, p.IV
  4. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voixFayard, 2007, p.V
  5. Amnesty InternationalHéritage de Fidel Castro en termes de droits humains : un bilan terni par la répression,  2016
  6. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voixFayard, 2007, p.VI
  7. Salim Lamrani, 50 vérités sur Fidel Castromondialisation.ca, 2016
  8. Ignacio Ramonet, Fidel Castro : Biographie à deux voixFayard, 2007, p.VII
  9. Frédérique Basset, Comment les Cubains ont converti leur île à l’agriculture biologiqueBasta !, 2015
  10. Axel Leclercq, Dans un pays sans pesticides, les abeilles cubaines sont en pleine formePositivr, 2017

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3 Commentaires - A propos de Castro

  1. Clem dit :

    Il aurait intéressant de bien détailler la séquence du début des tensions avec les USA. Il s’agit bien d’une conséquence de la décision américaine de déclarer un embargo sur les importations de canne à sucre dès 1960, alors même que Fidel Castro avait annoncé ne pas être hostile au gouvernement américain… En 1959, 73% des exportations de l’île étaient destinées au voisin du Nord, 70% des importations en provenaient. En quelques semaines, ces échanges s’arrêtent !
    Tout ce qui s’en suit est donc la suite d’une décision américaine unilatérale de sanctions envers un pays nouvellement libéré d’un régime pro-US. Cuba a dû se tourner par obligation vers Moscou alors qu’une bonne partie des révolutionnaires étaient hostile à cet alignement (dont le Che) tout comme Fidel qui avait établi une ligne claire qui était “la troisième voie”. (http://www.persee.fr/doc/outre_1631-0438_2007_num_94_354_4251)

  2. Lazaro dit :

    Pourquoi vous utilisez le mot occidentaux pour parler de la France et autres pays? N’aviez vous pas remarqué que Cuba est plus à l’Occident encore? Ce nom à la mode sert à la nouvelle communication moins vexante mais irréelle. Pays riches sont les mots historiques et justes avec lesquels on a toujours qualifié ces pays aujourd’hui dits occidentaux. C’est un peu comme la nouvelle façon de nommer la guerre. Théâtre d’opérations.

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