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Henri Guillemin - Le Démystificateur

Henri Guillemin – Le démystificateur

14 mai 2015 Commentaires (1) Vues: 1374 Article

Photo : Pierre qui roule

La vie est pleine de surprises… Au fur et à mesure de notre progression dans cette époque d’une décadence frisant le ridicule, il apparaît de plus en plus clair que ce qui régit ce monde, c’est le chaos, l’inattendu. Le perpétuel bouleversement des conventions établies mais aussi le retour à la réalité. Les photos qui suivent illustrent ces phénomènes à la perfection. Spectacle vivant s’appropriant un lieu habituellement caché aux yeux de tous, plein de dangers et putride à souhait. Des contrastes saisissants de couleurs mais aussi de matières, entre ces corps de danseurs et le tranchant de ces résidus en tous genres. La confusion règne… alors tâchons d’en démêler le sens.

C’est à l’occasion de la Fête de la Science, en octobre 2014 que Romain du collectif Alley Oop, est amené à photographier un spectacle pour le moins surprenant. Il se retrouve en effet embarqué dans un bus le menant tout droit sur le site de la déchetterie de la Malespine, vers Gardanne (13). L’idée est de visiter ce site aux allures lunaires et d’en comprendre le fonctionnement mais rapidement, les choses prennent une tournure surprenante. Heureusement, le ciel d’encre et le flair du photographe avaient poussé Romain à se balader avec son appareil photo.

Dans le bus, de la musique commence à se faire entendre. L’acteur qui se charge d’animer la visite se voit entouré de 4 danseurs de la compagnie CAMPO. Au sortir du bus, la visite se transforme en une scène quasi sur-réaliste. Les danseurs s’emparent des lieux, se les réapproprient, en changent l’usage, la nature, virevoltant autour de l’acteur imperturbable. Le spectacle court-circuite la visite. Si la chorégraphie de Marco Bechirini semble s’inspirer et simuler le travail d’usine, le résultat transcende littéralement un lieu hors du commun, rendu quasi mystique par ces nuages d’un gris-bleu profond. Les spectateurs sont ainsi guidés tour à tour par les danseurs et l’acteur, déambulant dans ce qui semble être un chaos organisé et mis en scène par Bruno Deleu dans ces tas de choses immondes dont personne ne veut plus, hiérarchisés par type de matériau ou par forme, cernés de bâtiments rouillés tout droit sortis d’une autre époque.

La magie (noire) du spectacle retombe peu à peu à mesure que la visite touche à sa fin. Alors que les spectateurs redescendent peu à peu sur Terre, une autre visite, celle de l’usine (beaucoup moins abstraite cette fois), s’annonce. C’est tout de même la fête de la Science et pas de la danse. Se retrouvant un peu alpagués, les spectateurs se prêtent volontiers au jeu et découvrent les bienfaits vantés du bio-gaz ici produit. Les responsables de l’usine, pas peu fiers, pensent avoir réussi leur coup mais c’est sans compter les réactions de certains spectateurs habitant les alentours. S’ils semblent comprendre le message et la valeur ajouté du bio-gaz, ils n’en supportent plus l’odeur. La réalité nous réserve décidément toujours des surprises…

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Photos : Romain Giusiano

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