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Ma première garde à vue, 2eme partie : la...

Noël Godin : “Crémez-vous les uns les autres !”

27 janvier 2016 Commentaires (0) Vues: 769 Article

Edito #4

Une nouvelle année commence et avec la rudesse des premiers mois, les meilleurs d’entre nous ne tardent pas à tomber. De Bowie à Galabru, sans parler du mois de mars qui, pour plagier l’idole, ne devrait pas passer l’hiver… Difficile d’être optimiste, surtout par les temps qui courent: crises économiques, crises écologiques, crises de foie, crises en veux-tu en voilà. Du coup ami lecteur, peu ou prou d’alternatives s’offrent à toi.

La première a fait ses preuves et fait encore les beaux jours des bovidés de la masse, ceux qui ne se posent pas de questions et qui broutent leur herbe tranquillement en regardant passer les trains, sans remarquer que depuis un certain temps, le nombre de ruminants paissant autour a sensiblement diminué. Elle consiste donc à ignorer les nombreux signaux d’alerte qui clignotent un peu partout sur le tableau de bord et à penser que le pilote a les choses bien en mains, ou du moins semblait-il les avoir quand il a sauté de l’avion (et de la métaphore bovine si vite abandonnée) avec tous les parachutes. Advienne que pourra donc ou qui vivra verra, je ne sais pas, je ne parle pas portuguais.

La seconde option prend de l’ampleur. De la jeunesse désemparée au le ras le bol des baby-boomers de ce pays qui maîtrise de plus en plus mal ses canaux de communication, on voit poindre un peu partout (sur les réseaux sociaux notamment) une perte de confiance radicale (je pèse mon mot) envers les élites et nos gourvernements successifs. À raison. Cela dit, la réaction, le passage à l’action est bien souvent plus contestable. Certains choisissent de “protester” mollement en se tournant vers l’extrème droite, le côté obscur de la Force qui donne dans le populisme depuis un bon moment (oubliant au passage que les Le Pen, De Villiers ou autres (je suis peu branché suidés) n’ont jamais plaidé pour plus d’égalités sociales et économiques… et que l’extrème droite en période de crise a déjà fait jurisprudence). D’autres, plus lucides, pensent qu’il n’y a pas d’issues possibles et décident (un peu à la manière des bovidés de l’alternative n°1) de profiter du peu de temps qu’il reste pour s’en mettre un maximum derrière la cravate. Eh bien mes amis, ces gens là sont pessimistes. Ils n’entrevoient aucune solution aux problèmes de notre époque et ont perdu de vue leur valeur intrinsèque. Mais encore une fois, c’est compréhenssible. Tout est fait pour nous faire oublier que nous sommes autre chose qu’une force de travail destinée à alimenter les rentes du grand capital et à aller voter pour ceux qui poursuivent de nous enfoncer dans la mélasse.

Enfin, il y a ceux qui y croient encore, ceux qui agissent et inspirent les autres, ceux qui pensent qu’une autre société est possible. Attention, ces gens là sont capables de vous redonner foi en l’humanité, et ce n’est pas rien. Les optimistes ne se battent pas pour préserver notre société en l’état mais bien pour la changer pour le meilleur et dans l’intérêt du plus grand nombre. Il est donc normal qu’ils soient au mieux ignorés, au pire décriés par les médias de masse. Mais si, réfléchissez: nos grands médias (quasiment tous autant qu’ils sont) appartiennent au grand capital, aux grandes entreprises françaises (armement, construction, banque…). Ces gens là n’ont donc aucun intérêt à ce que les choses changent, que les rapports de force s’équilibrent. Pour eux, la société est au mieux et tout est bien dans le meilleur des mondes (ou plutôt, tout va aller bien pour de multiples raisons conjoncturelles et économiques qu’il serait trop complexe de développer ici ou ailleurs). Au passage, l’extrème droite n’est, elle, pas absente de ces médias. Elle y a même une place de choix ce qui devrait mettre la puce à l’oreille des contestataires pessimistes.

Je rajouterais bien une catégorie: celle des indécis, de ceux qui ne savent plus bien qui croire et vers quoi se tourner. Probablement la majorité d’entre nous, soit tous ceux qui oscillent entre pessimistes et optimistes. C’est pourquoi Poppers Mag a décidé de prendre les devants en te servant des articles à la sauce révolutionnaire, histoire que tu goutes l’eau avant de plonger. Ce mois-ci donc, un petit guide participatif (qui évoluera avec le temps et ta contribution ami lecteur) dont le but est de te présenter quelques uns de ces optimistes à la visibilité médiatique réduite et les solutions qu’ils préconisent. Mais ce n’est pas tout: nous commenceront également à dégrossir certains phénomènes économiques, tout cela dans le but de te donner des armes pour mieux comprendre ce qui est en cours aujourd’hui. Peut-être y trouveras-tu toi aussi l’inspiration et l’envie de changer les choses, c’est tout le mal que je te souhaite. Ajouté à cela un peu de patisserie (révolutionnaire elle aussi…), d’humour et toujours de belles images (on ne se refait pas), le tout entièrement fait maison!

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